Entre Sandor et sa voisine de palier se tisse, dans la banalité des rencontres, un lien plein de retenue et d’humanité. Lui a soixante-dix ans, il est atteint dans sa santé ; elle est plus jeune, touchée par les difficultés que rencontre son voisin. Leur relation devient plus étroite. Elle accompagne, avec discrétion, celui qui ne voulait pas mourir, qui voudrait que la vie continue.
La simplicité du récit, la description des personnages présentés avec délicatesse, l’humanité et l’humour qui se dégagent, malgré la maladie et la gravité du propos, en font un roman profond et attachant. Un élan de vie et un sentiment d’apaisement parcourent ces pages, si proches du royaume des ombres, et pourtant si lumineuses. Par son écriture ciselée, Catherine Lovey fait de cette oeuvre une véritable ode à la vie, colorée comme sa page de couverture !
Photographie © Giulia Ferla, tous droits réservés